France Télécom va en effet demander  à ses actionnaires de voter la transformation de sa dénomination sociale en « Orange », lors d'une assemblée générale extraordinaire, dernière étape d'un processus engagé de longue date.

 Mais l'abandon de sa raison sociale historique est aussi un moyen de mettre à distance le passé administratif, pas si lointain, du groupe.

Si les PTT semblent loin aux clients d'aujourd'hui, l'opérateur historique emploie encore 60%  de fonctionnaires sur les 100 000 collaborateurs du groupe en France. Ce pourcentage est toutefois amené à baisser fortement dans les prochaines années en raison des départs à la retraite de cette catégorie de personnel.
Cette mue ne revient pas pour autant à jeter l'histoire du groupe aux orties, selon France Télécom qui assure vouloir « garder les valeurs qui ont fait France Télécom ».
« Nous sommes fiers du passé de France Télécom et nous assumons nos racines et notre héritage », avait répondu un porte-parole interrogé par l'AFP lors de la présentation du projet aux organisations syndicales en février.

Les syndicats (CFDT, CFE-CGC/Unsa, CFTC, CGT et SUD) demandent de leur côté aux salariés de se mobiliser en début d'après-midi devant le lieu où se tiendra l'Assemblée générale « pour redire que les emplois, les salaires et les investissements valent mieux que les dividendes ».Certains se demandent aussi si avec le changement de nom la direction espère ainsi faire oublier la crise sociale qui a secoué l'opérateur historique et  redonner du lustre au cours de l'action dans un secteur secoué par un modèle économique en évolution .